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Jean-Philippe RUAUD
Isabelle DALLET
Daniel VERPLANCKE
Christine LABORIE
Carole ALLIN
Jean-Michel RICHARD
Philippe MINAULT
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contact@liguge2008.fr
Deux ans après, quel bilan de mandat ?
Nous vous proposons un bilan de notre groupe politique au sein du Conseil Municipal de Ligugé pour l’année écoulée à travers 3 regards :
Au regard de notre programme initial
Au regard de nos relations avec la majorité
Au regard du contexte national.
Au regard de notre programme initial
Notre projet et je le réaffirme fortement aujourd’hui est encore plus que jamais dans le contexte actuel de promouvoir un territoire durable, solidaire … culturel.
Durable - pour prendre en compte les enjeux environnementaux dans notre développement économique, dans notre aménagement et notre urbanisation future, dans nos transports et nos différents modes de déplacements…
Solidaire pour rendre l’autonomie à chacun à travers de véritables services publics à la personne, pour que chacun d’entre nous soit attentif aux autres dans le respect des règles et des individus, sereinement … et cela à travers des dynamiques et des individus qui animent et qui construisent ensemble une histoire sur notre territoire.
Culturel au cœur de notre épanouissement personnel pour comprendre, apprendre, se rencontrer et débattre dans le respect de chacun. Sans oublier la mise en valeur de notre formidable patrimoine bâti et de nos espaces naturels remarquables.
Cela s’est traduit concrètement :
En ayant défendu le principe du Quotient Familial,
En ne cessant pas de demander depuis le départ une véritable politique sociale et solidaire au sein du CCAS,
En insistant régulièrement sur la question des transports et des déplacements,
En ayant proposé puis défendu les diagnostics énergétiques des bâtiments communaux,
En ayant défendu l’élimination des produits phytosanitaires sur nos espaces verts,
En ayant toujours défendu l’idée de la conservation des bâtiments de filature, véritable potentiel d’activités nouvelles sur notre commune,
Au regard de nos relations avec la majorité :
Nous avons choisi de développer une opposition constructive et volontariste et qui défend sa place plutôt qu’une opposition systématique et cela pour deux raisons essentielles :
La volonté de se mettre au service des ligugéens à travers des propositions parce que nous avons conscience que nous ne pouvons pas attendre tant à cause de l’urgence climatique d’un coté que de la forte pression sociale du à la crise de l’autre. On ne peut concevoir de se cantonner dans une opposition attentiste dans le contexte actuel.
Rappelons aussi la dette de Ligugé pèse lourdement sur nos capacités à porter des projets et rappelons que la majorité d’aujourd’hui - la même que celle d’hier porte l’entière responsabilité de cette situation.
Cette dette est d’autant plus pesante qu’aujourd’hui l’Etat ne cesse de réduire sa contribution à notre commune. Tout d’abord par le non prise en compte de la réelle inflation dans l’augmentation de ses dotations alors que les dépenses de notre commune ne sont pas épargnées par l’augmentation du coût de la vie ! Et ensuite par la suppression de la Taxe professionnelle qui fait perdre des dizaines de milliers d’euros à notre commune soit l’équivalent de plusieurs points d’augmentation des taxes locales.
La certitude que la majorité en avait beaucoup besoin. Je n’évoquerai pas à nouveau la problématique issue du mode de scrutin qui a vu arriver à la tête de la mairie une équipe sans tête.
Là encore, nous avons été présent :
Dans l’animation du PLU, plus gros dossier en cours que la majorité n’a pas voulu porter
Par notre participation très active au sein des commissions
Par notre engagement à ne rien lâcher sur les questions de la gouvernance et de la transparence et de la représentativité au sein de l’activité municipale des élus, ce qui est encore loin d’apporter entière satisfaction.
Sur la représentativité, nous avons défendu de haute lutte notre place en obtenant enfin un espace d’expression dans le Bulletin Municipal qui avait été considéré comme étant un bulletin de la majorité par certain.
Sur la transparence et la gouvernance, nous ne cessons de demander à ce que le fonctionnement des instances municipales soit amélioré et il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Notons à titre d’exemple :
La mise en place d’un règlement intérieur pourtant promis n’a toujours pas été engagée ;
Le problème récurrent de retranscription des débats en conseil municipal ;
La perte du droit de regard sur les comptes rendus des réunions maire adjoint ce qui n’est pas sans nous inquiété sur le droit de regard en amont sur un certain nombre de dossiers non traités en commission ;
Le nombre encore trop important à nos yeux de dossier important (comme la prime au mérite) qui ne sont pas discuté en commission avant le Conseil Municipal.
Enfin au regard du contexte national :
Avec la crise économique et social et les inquiétudes de nos concitoyens,
Avec un Etat qui entretien le trouble et l’inquiétude et qui s’inscrit dans une spirale destructrice de nos services publics, dans le brouillage de nos valeurs en mettant à mal nos libertés et qui ne cesse de creuser la dette et de détruire des emplois.
Avec un Etat qui pèse sur les collectivités locales, en nous enlevant un levier important de notre arsenal fiscal, véritable recentralisation inacceptable à nos yeux.
Nous avons été conforté dans un rôle d’opposition constructive et dans une volonté de consensus face à ces préoccupations actuelles évidemment sans oublier le reste bien évidemment.
Quel programme pour 2010 ?
Trois points importants dans l’année à venir ont retenu notre attention notamment dans notre positionnement au vote du budget prévisionnel :
La solidarité
Nous avons accepté de voter au dernier conseil municipal l’augmentation des taxes de 2% sur une promesse de faire de cette année 2010, une véritable année de la Solidarité selon notre propre formulation.
Nous avons dit d’accord et nous serons attentif aux mesures prises pour lutter contre les effets de la crise sur nos administrés.
Nous demandons d’ores et déjà à ce que soit mis en œuvre :
- Une véritable politique sociale du CCAS :
- Un Quotient Familial étendu et redéfini pour être plus solidaire et où la commune prend toute sa part dans cette solidarité,
- Une charte de bonne conduite de l’Elu basé sur des principes de tolérance, d’écoute et de respect pour les plus démunis, les plus précarisés,
- Un accompagnement renforcé des victimes du chômage et des suppressions d’emplois,
- Un abattement spécial sur la taxe d’habitation pour les personnes de condition modeste,
- Des outils d’accompagnement des plus modestes pour leur garantir un droit d’accès universel aux biens essentiels tels que l’eau, l’électricité, le chauffage… et d’engager en parallèle une réflexion pour rendre les facturations plus équitable en portant au sein des intercommunalités compétentes cette politique de solidarité (eau avec le Siva Sud, déchets avec la CCVC, …)
L’intercommunalité
Au regard des incompréhensions réciproques dans nos échanges avec la Communauté de Communes et avec la réforme des collectivités territoriales qui s’engage, nous affirmons que nous pouvons repenser le positionnement intercommunal de Ligugé entre une agglomération poitevine omniprésente dans le quotidien de la grande majorité des Ligugéens et un territoire communautaire tel qu’établi aujourd’hui.
Il s’agit de travailler pour s’engager sereinement dans le meilleur avenir intercommunal possible pour notre commune et du territoire dans le lequel nous souhaiterons vivre demain.
Il s’agit de traiter prioritairement ce dossier et de ne pas perdre de temps. Ne serait ce que par respect pour nos partenaires intercommunaux d’aujourd’hui qui ont besoin d’y voir claire dans notre positionnement pour développer les politiques qui nous engageront collectivement qu’ils soient nos partenaires de demain ou pas.
Nous avons proposé et cela a été repris la réalisation d’une étude ou d’un complément d’études sur la question dans les 6 prochains mois de manière à ce que la question soit débattu et l’orientation fixée une bonne fois pour toute d’ici à la fin de l’année.
Nous pensons que sur ce sujet là, il sera indispensable de donner la parole aux ligugéens.
Maintenir l’effort face enjeux environnementaux :
- A travers la démarche d’Approche Environnementale de l’Urbanisme du Plan Local d’Urbanisme, et par les échanges et le dialogue à avoir dans ce cadre pour l’avenir,
- En suscitant un effet d’entraînement de la démarche communale d’économie d’énergie dans ses bâtiments communaux avec la mise en place d’un programme d’aides aux économies d’énergies pour les particuliers qui souhaiteraient entrer dans une démarche similaire et pragmatique de réduction de sa consommation d’énergie. Nous imaginons dès à présent engager la réflexion sur la mise en place d’un projet d’éco quartier sur un des quartiers existant de la commune.
- En montrant l’exemple communal à travers toutes les dépenses énergétiques de la commune…
Ce bilan et ces perspectives d’actions, nous les portons pour vous et avec vous pour que demain, Ligugé reste le territoire de notre cœur !
Le mercredi 24 mars, a eu lieu au Café du commerce, à 20 h 30, une conférence sur le thème du « Le climat, otage de la finance » L’association « Ligugé, cap vers l’avenir » a demandé A. Bernier*, spécialiste des problèmes environnementaux, d’informer les citoyens de Ligugé sur le concept du « droit de polluer » et les pratiques qui s’y rattachent. Il a donc été question des procédés permettant aux états, aux entreprises et aux services publics d’acheter et de vendre des droits de polluer dans le cadre d’opérations boursières.
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a été créé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l'environnement. Le GIEC réunit les plus grands scientifiques mondiaux sur la question du climat. Sa mission générale est de procéder à un examen critique de la littérature scientifique mondiale publiée, afin d’en dégager une synthèse pertinente pour éclairer les décideurs. Le GIEC publie des rapports environ tous les cinq ans. Grâce à lui, les connaissances scientifiques sur le changement climatique ont été largement relayées vers l'opinion publique. Les conclusions alarmistes des travaux du GIEC ont permis d’arriver au protocole de Kyoto.
Dans le cadre de ce protocole ( 1995) chaque pays, en fonction de son type et de son volume de production industrielle, et, de sa consommation de ressources, a reçu un « quota de crédits carbone » appelés aussi « droits de polluer » en échange d’un engagement, sur la période 2008-2012, de réduction de 5,5%, des émissions des gaz à effet de serre (GES) par rapport au niveau atteint en 1990. Ce pourcentage peut être augmenté sur décision des gouvernements. Ce qui est le cas de la France et de l’Europe.
La Russie, l’Australie, la Chine, entre autres, ont mis longtemps à le parapher. Les USA sont un des derniers pays à ne pas avoir encore ratifié cet accord.
Si sur le papier cette décision semblait être de bonne augure et de bon sens. Elle a cependant eu deux effets pervers.
Premièrement, elle ne remet pas en question le mode de production capitaliste, dont le credo est la croissance infinie. Or, de plus en plus d’analyses scientifiques montrent que ce postulat est intenable. En outre, compte tenu du manque de transparence dans le calcul, le fonctionnement et le contrôle des émissions de déchets (CO2, méthane, et autres oxydes ) cette réduction semble difficile à calculer.
Deuxièmement, la précipitation et le manque de rigueur dans les attributions nationales et locales des quotas en ont fait une nouvelle niche de boursicotage. En effet, si dans un premier temps ces « actions » ont baissé, elles ont ensuite, avec l’envol économique du Brésil, de la Chine et de l’Inde, entre autres, commencer à remonter. Ainsi, les détenteurs de ces droits à polluer peuvent, en fonction de leurs activités, ici ou ailleurs, en vendre ou en acheter par millions. Ce boursicotage s’ajoute à la liste déjà longue des activités délétères des marchés financiers ( produits dérivés, matières premières, matières alimentaires…) que les partis de gouvernement ne remettent pas en question.
Cette conférence débat, qui a drainé, 25 à 30 personnes, a été précédée d’une intervention « théâtre forum » sur ce thème. Le théâtre forum est un théâtre où il s’agit de résoudre un problème ou lutter contre une inégalité ou s’opposer à l’injustice, etc., collectivement. Il s’agit d’une saynète (appelée maquette ) jouée deux fois. La première fois, les acteurs posent le problème. La seconde, sous la direction des spectateurs, ils la rejouent en solutionnant le problème.
La maquette présentée ce soir là mettait en scène un agriculteur biologique qui voit débarquer un fonctionnaire du ministère de l’écologie venu le taxer pour la pollution provoquée par son compost.
Pour en
savoir plus sur ce sujet :
nous vous renvoyons au livre d’A Bernier* « Le climat, otage de la finance » éditions des Mille et une nuits.
Ou encore au site de futura sciences
* A Bernier fait partie du mouvement d’éducation populaire le « M’PEP »
Voilà maintenant 2 ans que nous siégeons au conseil municipal de Ligugé pour faire entendre une autre voix et œuvrer pour plus de partage et de démocratie.
Cette seconde année a été marqué notamment par une volonté de faire front face à la crise en privilégiant la concertation négociée contre une opposition systématique sur tous les sujets. Avec force de responsabilité et de mesure nous avons pu obtenir des avancées sociales et environnementales notamment, en tout cas un certain nombre de promesses.
Nous sommes restés attentifs et engagés sur tous les dossiers et nous avons pris toute notre place de groupe d’opposition chaque fois que nous avons jugés que nos valeurs de solidarité, d’humanisme et de citoyenneté étaient mises à mal.
Pour les ligugéens et les ligugéennes qui nous ont accordés leur confiance, nous devons rendre compte de notre engagement et de nos actions. C’est pourquoi, nous vous invitons à une
réunion-débat
le mercredi 28 Avril prochain
à 20h30, salle Jean Monnet
pour faire le bilan après ces deux ans d’engagement à travers nos actions, nos choix de groupe d’opposition et pour échanger sur les orientations futures dans un contexte qui reste difficile.
Carole ALLIN, Isabelle DALLET, Christine LABORIE,
Jean-Michel RICHARD, Jean-Philippe RUAUD, Daniel VERPLANCKE
Soirée Conférence - Débat
Mercredi 24 mars 2010 à 20h30
au café du commerce - Ligugé
Sur le thème
« Le climat otage de la finance »
avec Aurélien BERNIER
Auteur, spécialiste des questions environnementales
Après l’échec de Copenhague et au moment où on impose la taxe carbone aux Français, qu’en est-il des états, des entreprises et des administrations quand ceux-ci et celles-ci s’arrangent pour acheter et vendre des « droits de polluer » et s’autorisent ainsi à détruire la planète en permettant le boursicotage sur ces droits ?
*- Il s’agit d’une saynète jouée deux fois. Dans la première, les acteurs posent le problème. Dans la seconde, sous la direction des spectateurs, ils la rejouent en solutionnant le problème.
Dans la continuité de la mobilisation des ligugéens (57%) supérieure à la moyenne nationale pour le 1er tour, nous appelons les ligugéens à rester à ce niveau pour le second tour.
Nous soutenons collectivement la liste de gauche présente au second tour, rassemblée autour de Ségolène Royal et de Françoise Coutant.