Le 29 janvier 2009, avait lieu le premier conseil municipal de l'année. L'enjeu essentiel était le lancement de la révision du POS en PLU. Au delà d'un « simple » zonage, l'objectif du PLU vise à élaborer un projet global fort, pour la commune et ses habitants. Le but final étant d'envisager un développement de la commune, cohérent, réfléchi, en tenant compte du contexte sociétal et économique.
Une commission sera chargée de son élaboration. Elle sera porteuse de valeurs, défendues à travers des choix, des orientations politiques et opérationnelles. Très investis dans ce projet, nous avions à cœur de permettre aux Ligugéens de devenir de vrais acteurs dans cette démarche.
La constitution de cette commission, avec un vice président garant du travail et des résultats, devait constituer un moment fort. Conscients de l'importance du PLU, nous avions demandé un vote à scrutin secret et nominatif.
Forte de ses certitudes, la majorité a, une nouvelle fois, refusé d'adhérer à cette proposition.
De façon significative, cela dénote de l'état d'esprit régnant dans cette majorité. Revendiquant une soit disant volonté d'écouter, de faire participer les habitants de Ligugé à la démarche PLU, nous constatons que les actes posés, dans le cadre du fonctionnement des commissions et des décisions lors des conseils municipaux, sont bien éloignés de cette intention.
Ainsi :
- Où est la commission Vie participative ? Lieu essentiel de paroles, d'échanges, de valorisation des compétences et d'élaboration de projets par tous et pour tous ?
- Quelle prise en compte de la parole des Ligugéens dans les prises de décisions municipales ?
- Nos concitoyens nous ont légitimés par leur choix électif, pour œuvrer dans l'intérêt général. Ils nous ont fait confiance, ont cru en nos compétences, malgré notre inexpérience, pour nombre d'entre nous. Pourquoi ne pas croire, nous aussi, en leurs compétences ?
- De quel droit, certains élus peuvent ainsi se permette de penser qu'ils sont les seuls à savoir, à être en capacité de prendre les « bonnes » décisions ?
- Par ailleurs, lors de nos diverses demandes (divergentes de leur point de vue), il s'agit alors de nous expliquer, voire de justifier nos choix.
- Mais quelle transparence de la part de la majorité, quand il est nécessaire de mettre en débat public l'absence et la démission de l'adjointe des affaires scolaires ou la démission d'un adjoint de la vice présidence de la commission vie participative ?
- Quelle est la position de Monsieur le Maire ?
- Quelle légitimité des commissions quand le Maire présente des délibérations au conseil, sans qu'elles aient été discutées, au préalable, dans les commissions concernées ?
- Nous entendons parler de politique sociale. Quelles valeurs défendent-ils ? La solidarité, la dignité ou alors, la politique de « la main tendue » (genre prenez ce que l'on vous donne et contentez- vous en !).
- Où est passé l'engagement de soutenir les familles par une tarification des frais scolaires en fonction du coefficient familial (engagement écrit dans le « bulletin municipal » qui n'est que le reflet d'une majorité qui pioche ses idées socialisantes dans notre propre corpus)?
- Quand aura lieu un travail de réflexion sur le rôle du Centre Communal d'Action Sociale au sein de la municipalité, il est urgent de prévoir les risques engendrés par la crise ?
- Quand prendra- t'on en compte nos plus jeunes enfants, les adolescents et les seniors dans les orientations politiques actuelles ?
Toujours prête à travailler avec nous, voir s'appuyer sur le travail fourni lors de notre campagne électorale, pour les dossiers importants tels que le PLU ou le budget, la majorité n'a cependant pas encore fait le premier pas d'un début de démarche de collaboration réelle.
Face à cette attitude, devons- nous continuer à mettre nos idées, notre temps, notre énergie au bénéfice des Ligugéens et laisser la majorité se les mettre à son propre crédit ?
Devons- nous accepter « la fausse politique de la main tendue », nous qui sommes convaincus que la fonction de l'élu, simple représentant de la population dans le cadre de son mandat, est bien d'accompagner les habitants dans leur rôle et place de citoyens ?
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