Joel Barrault, vous êtes directeur de recherche au CNRS et vous vous présentez sur la liste de Jean-Philippe Ruaud. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?
Depuis plus de 20 ans, je travaille activement dans le cadre de programmes internationaux de coopération scientifique et je suis particulièrement attentif aux relations « Recherche – Industrie », à l’innovation et au transfert de technologie.
Quelles sont les orientations qui vous tiennent à cœur pour Ligugé et qui font que vous soyez aujourd’hui engagé sur la liste de « Ligugé2008, Cap vers l’Avenir »?
« Il y a quelques décennies, notre village était d’une telle renommée que de nombreux promeneurs venaient à pied de Poitiers ou d’ailleurs pour passer un moment agréable et convivial ».
L’un des objectifs de « Ligugé 2008, Cap vers l’avenir » est de conduire des actions qui feront que non seulement Ligugé sera une commune exemplaire dans le développement durable, mais qu'elle le sera évidemment en préservant son cadre de vie.
L’exemplarité et l’incitation de collectivités territoriales doivent permettre un développement équilibré d’activités économiques, de loisirs, de tourisme,… Là où l’individualisme s’est instauré, il faut renouer les contacts ; là où des friches se sont installées depuis des décennies, il faut initier des activités nouvelles.
Vous êtes reconnu pour avoir un regard d’expert sur l’activité économique et industrielle de notre pays. Pouvez-vous nous en faire part en quelques mots ?
Bien sûr! Les valeurs de notre pays n’ont jamais été autant malmenées sous prétexte, nous dit-on, d’une inéluctable mondialisation. En réalité, il s’agit d’une orientation politique de facilité dont la seule stratégie repose sur le profit à court terme et en aucun cas de problèmes résultant uniquement de nos structures, de notre culture, … comme on veut nous le faire croire!
De plus, les stratégies adoptées, que certains milieux politiques continuent de prôner « de façon rampante » par rapport à des déclarations de façade nous ont conduit à une situation très préoccupante pour notre planète à laquelle il faut maintenant et impérativement remédier.
Il est donc primordial et urgent d’œuvrer contre le développement rapide d’inégalités de toutes natures résultant de cette stratégie de déstructuration et de perte d’emplois qualifiés. La formation à tous niveaux doit retrouver « ses fondamentaux » comme on dit dans certains milieux et ne pas être orientée vers le « superficiel » pour des raisons budgétaires. Il en est de même de l’information, de la culture, des sports, des loisirs, … qui ne doivent pas être à la merci de recettes publicitaires ou/et sous le contrôle majoritaire de groupes privés.
La création d’activités économiques de grande valeur ajoutée, respectueuses de notre environnement, doit être privilégiée dans tous les domaines plutôt que des productions de masse concurrentielles et peu rentables.
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La question de
l’environnement et de l’urgence climatique est aujourd’hui posée clairement au plus grand nombre d’entre nous. Les grands partis se la sont appropriés et c’est tant mieux car d’après les
scientifiques il n’y a pas de temps à perdre. Mais y répondre nécessite de ne pas se voiler la face et d’être très concret dans nos
actions.


