Le prix Nobel de la Paix d’Al Gore et le Grenelle de l’environnement en France placent les questions environnementales au cœur des
préoccupations d’aujourd’hui. Qu’en pensez vous ?
La question de
l’environnement et de l’urgence climatique est aujourd’hui posée clairement au plus grand nombre d’entre nous. Les grands partis se la sont appropriés et c’est tant mieux car d’après les
scientifiques il n’y a pas de temps à perdre. Mais y répondre nécessite de ne pas se voiler la face et d’être très concret dans nos
actions.
Ainsi, apporter localement notre contribution à
l’urgence climatique c’est faire en sorte qu’à très court terme la consommation énergétique globale de tous sur le territoire communal diminue très fortement. Cette consommation provient
essentiellement de l’habitat (le chauffage et la climatisation) et des déplacements (véhicules à moteurs). Pour être efficace, nous devons faire de l’aide à la maîtrise de l’énergie dans
l’habitat (ancien et nouveau) et dans les transports une priorité de notre programme.
Aujourd’hui, le débat national porte beaucoup sur le désengagement de l’Etat et du service public pour laisser plus
de place à la libéralisation des marchés. Au niveau local, les communes doivent faire face à des responsabilités croissantes et une diminution des dotations de l’Etat. Quel
dilemme ?
Nous devons faire front, unis.
L’échelon intercommunal doit pouvoir répondre à cette problématique par une mutualisation des moyens. C’est une nécessité pour ne pas sombrer dans le gouffre de la dette et permettre de maintenir
une offre de service publique à la hauteur des attentes de nos concitoyens.
Les différentes strates de collectivités territoriales donnent parfois le tournis au citoyen. Entre Pays, Communautés de communes, Syndicats, Conseil Général et
Conseil Régional, est ce bien raisonnable ?
Chacun a aujourd’hui un rôle à jouer. La question cruciale est sans doute la
clarification des rôles. Deux critères doivent toujours être pris en considération pour juger de notre action politique : la qualité du service publique et la maîtrise de la dépense
publique.
A l’échelle de Ligugé, le choix communautaire a été tranché. Quant aux syndicats auxquels la commune adhère, ils ont tous leur nécessité particulière. Je pense sincèrement qu’il faut toujours
essayer de regrouper les compétences dans un nombre limité de structures tout en restant à une échelle de territoire cohérente et proche des individus.
| Juillet 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||