Mercredi 5 août 2009
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Les 7 élus de l'association apportent leur soutien et leur solidarité au personnel de
Centre Presse et de la Nouvelle République en lutte contre ce plan social.
Notre inquiétude est vive sur le plan de la mise en danger du pluralisme des médias qui se
concrétiserait sur notre commune par une couverture moindre de la presse écrite (perte d'un correspondant local, crainte d'une moindre couverture sur les évènements sportifs ou
politiques).
Dans ces moments difficiles, nous invitons tous les ligugéens à soutenir encore plus que
d'habitude nos journeaux locaux, ils en ont besoin !
Nous nous faisons le relais des salariés en lutte :
Monsieur Echo n'arrive pas à avaler la pilule.
Un salarié sur trois risque d'être licencié à Centre
Presse.
Les rumeurs entendues depuis des mois se révèlent des informations fondées. Le projet de
plan social, présenté lundi 20 juillet aux comités d'entreprises, prévoit la suppression de 45 postes (sur un effectif global de 132 personnes) dans l'édition de la Vienne de la Nouvelle
République et à Centre Presse. Sur ces 45 personnes licenciées (dont 21 journalistes), 27 sont employées à Centre Presse.
Ces suppressions d'emploi se traduisent par la mutualisation des services des deux journaux
(prépresse, ventes, administratifs), la suppression d'un des deux réseaux de correspondants, la fusion des rédactions. Les rédactions fusionneront avec la fermeture des agences NR de
Montmorillon-Chauvigny et de l'agence CP de Châtellerault. Le plan prévoit la mutualisation des rédactions pour les pages départementales et sports. Seules deux mini-rédactions indépendantes de
cinq personnes chacune auraient en charge les pages Poitiers.
Résultat: deux journaux quasi-identiques dans la forme comme dans le fond, alors que la saine concurrence qui a toujours régné entre les deux journaux étaient le gage d'une information différente
et dynamique.
Les salariés de Centre Presse ne peuvent accepter ce plan qui va se traduire par la perte de 32 % de ses effectifs. Le tribut est trop lourd. Le quotidien départemental refuse de payer les pots
cassés par d'autres. La crise, la baisse de diffusion et surtout la chute des rentrées publicitaires n'ont fait qu'accélérer le déclin, déjà engagé auparavant par des choix stratégiques
discutables et un manque d'anticipation flagrant.
Alors que les deux quotidiens perdent ensemble 1 million d'euros, le plan de sauvegarde de l'emploi annoncé double la mise et permet, non seulement de rééquilibrer les comptes ce qui s'avère bien
entendu urgent et indispensable, mais de réinjecter un million supplémentaire dans l'économie du groupe.
Les salariés sont déterminés à se battre pour que cette mutualisation soit revue à la baisse. L'enjeu est la sauvegarde de l'emploi et du pluralisme de la presse dans la
Vienne.